Association Loi 1901 - Réalisation, Promotion, Vente d'objets de décoration et d'artisanat et Animation d'ateliers d'arts plastiques.

TouchAtouT
L'image du printemps 2010


Printemps

Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L'oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d'être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d'une aube fraîche et tendre ;
Le soir est plein d'amour ; la nuit, on croit entendre,
A travers l'ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d'heureux chanter dans l'infini.


Victor HUGO (1802-1885)


L'image du mois - Décembre 2009

Lumière de l'Avent

Noël est une fête chrétienne célébrant chaque année la naissance de Jésus de Nazareth, appelée Nativité. À l'origine de cette fête existaient différentes fêtes païennes qui marquaient le solstice d'hiver.

Constituant avec Pâques une des grandes fêtes chrétiennes, Noël s'est progressivement chargé de traditions locales, mais aussi d'innovations, au point de présenter l'aspect d'une fête profane populaire possédant de nombreuses variantes, dans le temps comme dans l'espace.

Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent à l'Avent.
Avent, du latin adventus qui signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme classique fut employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.
Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l'année ecclésiastique.

Novembre s'installe dans les villes et les campagnes avec sa grisaille, des journées courtes, la nuit qui envahit les maisons, la pluie, le froid, le vent. Déjà aux époques paiennes, des réjouissances étaient organisées à cette époque. Préparer Noël c'est transformer les tristes journées de novembre en instants féeriques plein d'espoir. C'est conjurer les mauvais sorts apportés par l'imagination transie par le froid et la nuit. C'est conjurer la mort.

Dès l'Avent la maison toute entière se pare dans l'attente du grand jour :
- couronne de l'Avent sur la table,
- couronne sur la porte d'entrée,
- guirlandes autour des portes,
- lumière chaude des bougies.

Nos ancêtres au nord de l'Europe, qui craignaient de voir le soleil disparaitre pour toujours, habillaient leur logis au coeur de l'hiver de couronnes composées de feuillages verts.
La couronne est un ancien symbole aux significations multiples. Les couronnes rondes de l'Avent évoquent le soleil et annoncent son retour. Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant la couronne d'épines posée sur la tête du Christ avant sa mise en croix.

En Allemagne, on connaît la couronne de l'Avent seulement depuis la Première Guerre Mondiale.
Plus récemment, un pasteur allemand décida d'allumer chaque jour une bougie disposée sur une roue, pour marquer les 24 jours qui précédent Noël. La roue fût remplacée par du sapin et les bougies réduites à 4. Elle marquent les 4 dimanche qui précédent Noël. Les 4 dimanche symbolisent aussi les 4 saisons et les 4 points cardinaux.

Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée. Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière.
Sur les couronnes d'inspiration suédoise, les bougies sont blanches, couleur de fête et de pureté.
En Autriche on les choisit violettes car cette couleur est symbole de pénitence.


L'image du mois - Novembre 2009




Tableau très simple à réaliser, déclinable à l'infini...

Retrouvez les explications sur la fiche technique n°7!









           "Tourbillons d'Automne"

L'image du mois - Octobre 2009



Déco de table et paquets cadeaux aux couleurs de saison
pour un mois d'Octobre en fête...


L'image du mois - Septembre 2009

Souvenirs de vacances...



Septembre nous produit
Les plus délectables des fruits.

Septembre se nomme
Le mai de l'automne.

Septembre humide
Pas de tonneaux vides.

Septembre emporte les ponts ou tarit les fontaines.


L'Image du mois - Août 2009

Augustus :

Empereur romain en 8 av. J.-C. Avec le nouveau calendrier, il renomme le mois Sextilis en Août, de son nom.


Août - 31 jours :


Auguste rajouta un jour au mois d’août (pris aussi au dernier mois de l’année en février) pour avoir autant de jours dans le mois qui porte son nom que dans celui au nom de Jules César (juillet).


"Paris au mois d'Août" :


Film français de Pierre Granier-Deferre sorti au cinéma en 1966. Il s'agit de l'adaptation du roman éponyme de René Fallet, Paris au mois d'août datant de 1964.
Synopsis: Un homme reste seul à Paris durant le mois d'août pendant que femme et enfants partent en vacances. Il fait la rencontre d'une jeune anglaise se présentant comme mannequin venue à Paris pour un shooting. C'est l'histoire du dernier amour de vacances d'un homme de la quarantaine, qui envoie en l'air toutes ses obligations pour vivre une passion d'autant plus forte qu'elle est condamnée par la fin des vacances. L'adaptation au cinéma montre Charles Aznavour et Suzanne Hamshire dans les rôles principaux.


Festival "Paris au mois d'Août" :


Festival de théâtre à Paris, pour la 4ème édition cette année.
http://www.parisaumoisdaout.fr/



L'image du mois - Juillet 2009

Le 14 juillet est un jour de fête, fête nationale française commémorant la Fête de la Fédération de 1790.

La Fête de la Fédération du 14 juillet 1790, célébrée au Champ-de-Mars à Paris, correspond au premier anniversaire de la prise de la Bastille.
L'Assemblée voulut que cette fête soit le symbole de réconciliation et d'unité de tous les Français.
Cette année là (1790), le Champ-de-Mars fut transformé et aménagé en un vaste cirque d'une capacité de 100.000 spectateurs, au centre duquel s'élevait l'autel de la Patrie.


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L'image du mois - Juin 2009

Une image du mois aux couleurs de la météo :

gris et bleu pour le ciel, orangé pour le soleil...

 
 


L'image du mois - Mai 2009

"Le printemps" de Giuseppe Arcimboldo - 1573





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Giuseppe Arcimboldo ou Arcimboldi ou Arcimboldus (Milan, 1527 - Milan, 1593),
est un peintre maniériste, célèbre comme auteur de nombreux portraits suggérés par des objets, des végétaux ou des animaux astucieusement disposés.

Il commence à se faire connaître à 22 ans en travaillant avec son père, artisan peintre à la cathédrale de Milan. Il réalise alors des cartons de vitraux. Rapidement, sa renommé s'étend et il est appelé à Prague en 1562 au service de Ferdinand Ier du Saint-Empire pour être le portraitiste de la famille impériale.
Il existe ainsi plusieurs tableaux classiques attribués au peintre, le plus connu étant son Portrait de Maximilien II de Habsbourg et de sa famille qui aurait été peint vers 1563.

C’est peu après son arrivée au service de Ferdinand Ier que Giuseppe Arcimboldo commence la première série des quatre saisons, et laisse éclater un style pictural surprenant : les « têtes composées » portraits caricaturaux (ghiribizzi) ou allégoriques formés d’une juxtaposition de fruits, légumes, végétaux, symbolisant les saisons ou les métiers. Cette œuvre suscite un engouement considérable à la cour.

D’autres portraits mêlent animaux ou objets : les quatre éléments (le Feu et l'Eau de 1566, se trouvent au Kunsthistorisches Museum de Vienne) ou les personnifications de métiers (le Bibliothécaire, le Jardinier).

En dehors des portraits, sa tâche principale est d’enrichir les fameux Wunderkamern, cabinets d’art et de curiosités des empereurs Maximilien II et Rodolphe II. Il se voit aussi confier l’organisation des fêtes princières (il subsiste de nombreux dessins de costumes ou de chars) et est nommé conseiller artistique pour la formation des collections impériales.

En 1587, il obtient de Rodolphe II l'autorisation de retourner en Italie pour y finir ses jours, promettant de continuer à peindre. Flora sera l’un de ses derniers tableaux, vers 1591. Retiré à Milan, il est promu au rang de comte palatin en 1591 et y meurt en 1593.


Le style de ses compositions:

Si l'on considère Arcimboldo comme un novateur dans la systématisation de ses portraits, il faut se rappeler qu'à son époque il existe déjà une tradition, depuis l'antique, de masques bachiques ou hellénistiques, formés d'éléments pris dans la Nature.

Plusieurs des artistes de la Renaissance, dont Léonard de Vinci et Jérôme Bosch, s’étaient déjà intéressés aux faciès monstrueux, aux portraits déformés par des jeux de glace, ainsi qu’aux compositions à base d’éléments détournés. Les peintures d’Arcimboldo sont donc conformes aux penchants maniéristes.

Son chef-d’œuvre est manifestement son portrait de Rodolphe II en Vertumne (dieu grec des récoltes et de l'abondance) daté de 1591.

Si Arcimboldo n'a pas eu d’élève, il a inspiré de nombreux copistes en son temps et le genre des têtes composées se perpétue aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est repris au XIXe siècle par les caricaturistes, notamment pour les figures de Napoléon Ier, de Napoléon III et des souverains belges, Léopold Ier et Léopold II.

Il est redécouvert au XXe siècle par les surréalistes adeptes du jeu de mots visuel.


Les Saisons:


Il s’agit d'une série de quatre tableaux peints par Arcimboldo en 1563 et offerts à Maximilien II en 1569, accompagnés des quatre éléments (peints en 1566). Y est joint un poème de Giovanni Battista Fonteo (1546-1580) qui en explicite le sens allégorique.

Chaque tableau est constitué d’un portrait de profil, composé d’éléments rappelant la saison. L’Hiver regarde ainsi Le Printemps et L’Été, L’Automne.

De la version originale, ne subsistent que l’Hiver et L’Été, exposés à Vienne. Parmi les versions les plus connues sont celles du musée du Louvre, copies faite par le peintre vers 1573 à la demande de Maximilien II pour en faire cadeau à Auguste de Saxe. Les tableaux se caractérisent par un encadré floral qui n’existait pas sur la version première.



Exposition jusqu'au 30 avril

Jardin d'Acclimatation à Paris (à partir de 4 ans):
http://www.musee-en-herbe.com/arcim2.html

plus d'informations sur:
http://www.senat.fr/evenement/arcimboldo/index.html

et sur le site de Joséphine Puget, peintre d'icônes:
http://peinture.video-du-net.fr/giuseppe-arcimboldo.php



L'image du mois - Mars/Avril 2009

Une nouvelle entête Art Déco pour le site...
Et avec elle une image du mois assortie.


Après l'hiver, la nature se réveille peu à peu...

Le soleil se montre plus longtemps et nous réchauffe;
La neige fond;
Les oiseaux chantent et volettent gaiement;
Les couleurs de printemps sont de retour: vert, beige et orangé;
La flore reprend le dessus: nouvelles pousses, bourgeons et fleurs;

Vive le printemps!
 


L'image du mois - Février 2009

Le mois de février est le deuxième mois des calendriers grégorien et julien.

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Son nom vient du latin februarius, en l’honneur de Februa1. À l’époque antique, il fut le dernier mois de l’année dans le calendrier romain ; à l’époque, l’année débutait le 15 mars.

C’est le mois le plus court de l’année, le seul à compter moins de 30 jours. La raison est historique et vient du calendrier julien : en effet Auguste, a qui le mois d'août fut dédié, voulait que son mois soit aussi long que celui consacré à Jules César, un jour supplémentaire a été alors ajouté de façon permanente aux mois d'août, et retiré en fin d’année, portant le mois à 28/29 jours au lieu de 29/30. Jusqu’à Jules César, les mois du calendrier romain suivaient en effet des variations désordonnées de durée en fonction des ajustements avec les cycles lunaires et des vœux des empereurs et consuls ou pour des raisons festives et politiques.


C’est aussi le seul mois de l’année à avoir un nombre de jours variable selon les années :

* 28 jours le plus souvent, pour les années non bissextiles (dont c'est le cas en 2009);
* 29 jours les années bissextiles ;
* 30 jours historiquement, pour certaines années dans quelques pays de tradition orthodoxe, pour rattraper des décalages calendaires.



Notes:
1. Dans la mythologie étrusque, Februa est le dieu de la mort et de la purification.


Contenu soumis à la GFDL. Source : Article Février de Wikipédia en français (auteurs)

L'Image du mois - Janvier 2009

Après les élections américaines le 4 novembre 2008, le monde a suivi avec émotion, ce 20 janvier, l'investiture de Barack Obama en tant que 44ème Président des Etats-Unis.
Symboliquement, le premier président Afro-Américain prête serment sur cette même Bible qui avait servi en 1861 pour l'inauguration d'Abraham Lincoln.
Certaines de ses valeurs, comme la liberté, la paix, et la justice nous font penser à une certaine dame...

Assemblage de la statue de la liberté à Paris :
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"La Liberté éclairant le monde" (Liberty Enlightening the World), plus connue sous le nom de Statue de la Liberté (Statue of Liberty), est l'un des monuments les plus célèbres de la ville de New York. Elle fut offerte aux États-Unis par les Français en 1886, pour commémorer le centenaire de l'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations.

La Statue est due au sculpteur français né à Colmar Frédéric-Auguste Bartholdi et sa structure interne est l'œuvre de l'ingénieur Gustave Eiffel. Elle fait en outre partie des National Historic Landmarks depuis le 15 octobre 1924 et de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984.

Symbolique :

La Statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles des États-Unis et représente de manière plus générale la liberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression.

La Statue représente une femme en station verticale, vêtue d'une robe ample et coiffée d'une couronne comportant sept pointes, symbolisant les « Sept Continents » (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Asie, Afrique, Océanie et Antarctique) ou les sept océans (Arctique, Antarctique, Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud et Indien). Le diadème fait aussi penser à celui que portait le dieu du soleil Hélios.

La tablette, que la statue tient dans la main gauche, évoque la loi ou le droit, alors que la torche renvoie aux Lumières. Les vingt-cinq fenêtres symbolisent quant à elles vingt-cinq pierres gemmes trouvées sur la terre et les rayons du ciel qui brillent sur le monde. Au pied de la structure se trouvent des chaînes brisées qui symbolisent la liberté. La Statue est tournée vers l'est, c'est-à-dire vers l'Europe, avec laquelle les États-Unis partagent un passé et des valeurs.



Sources:
http://fr.wikipedia.org
http://www.french-at-a-touch.com

 

L'image du mois - Décembre 2008

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L'hiver est enfin là !

Avec les premiers jours de décembre viennent les premiers flocons et les premières boules de neige...
Puis avec l'Avent : les préparatifs de Noël et le choix des cadeaux, les odeurs de vin chaud et de cannelle...
Avec les sorties en famille ou entre amis : les chants de Noël, les lumières du soir...

Cette photographie est le souvenir d'une randonnée en famille, avec ces boules de neige naturellement déposées sur les poteaux d'un enclos...
Tout à fait étonnant !!!


"La neige possède ce secret de rendre au coeur en un souffle la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée."
[Antonine Maillet]
Extrait de Pointe-aux-Coques

"J'ai besoin de l'hiver. Car pendant que la nature se repose, l'esprit, lui, peut entrer en ébullition."
[Jan Sverak]

"Ce n'est qu'en hiver que l'on voit que pins et cyprès sont toujours verts."
[Proverbe chinois]
 


L'image du mois - Novembre 2008

TouchAtouT est, bien sûr, le nom de notre Association,
mais c'est aussi le pseudonyme d'un journaliste et homme de lettres francais du XIXè siècle...


photo de Léon-Charles Bienvenu Léon-Charles Bienvenu, dit Touchatout, né à Paris le 25 mars 1835 et mort à Paris en janvier 1911, est un journaliste et homme de lettres français, connu pour les satires mordantes et enjouées qu'il fit de la vie politique et sociale sous Napoléon III.


«Tour à tour apprenti typographe, géomètre, comptable et caissier, je suis venu, raconte Toutchatout1, un beau matin que je marchais sans regarder devant moi, me heurter le front contre une des colonnes d'un petit journal.»

C'est en 1863 que Touchatout, qui a quitté l'école à l'âge de douze ans, envoie son premier article à ce «petit journal» qui se nomme Le Tintamarre2 et dont il devient rédacteur attitré en 1865, copropriétaire en 1868, puis propriétaire en 1872. Il contribue parallèlement à tous les journaux satiriques de Paris : Diogène, Le Nain jaune, Le Soleil, La Lune, L'Éclipse, Le Journal amusant, Le Charivari. Il fonde lui-même la Touchatout-revue en 1865 et La Carmagnole durant le siège de Paris en 1871.

La notoriété lui vient avec la publication de l’Histoire de France tintamarresque, dont les premiers fascicules paraissent en 1867, ornés de portraits dessinés par des illustrateurs réputés tels que Draner, André Gill, Albert Robida, Alfred Le Petit.

«L'originalité de Touchatout, écrit Pierre Larousse3, avait à exploiter une mine inépuisable, la démolition de la légende historique. Jamais, il le faut avouer, on n'avait jusqu'alors manqué de respect aux traditions avec un si superbe sans-gêne ; jamais semblables grimaces irrésistibles n'avaient déridé la foule aux dépens des grands.» Sa verve politique s'enhardit chaque année davantage alors que paraissent ses Coups de griffe dans Le Radical et sa Petite Guerre dans L'Événement. En 1874, il s'attaque à l’Histoire tintamarresque de Napoléon III, un recueil de vignettes satiriques que le Larousse qualifie d' «impitoyable pamphlet, œuvre d'un justicier sans pitié».

Touchatout parodie par ailleurs les romans-feuilletons à la mode, aussi bien ceux de Xavier de Montépin que de Victor Hugo et d'Émile Zola, et va jusqu'à publier les «Mémoires» de Louis Andrieux, le préfet de police de Paris. Un critique d'art contemporain résume ainsi son œuvre :
«[Touchatout], dont un biographe s'est plu à dire qu'il avait trempé sa marotte dans l'écritoire de Juvénal, comprit, dès le début de sa carrière littéraire, que la bonne plume du rire suffisait à abattre plus de préjugés, à vaincre plus de scrupules, à réformer davantage les mœurs que n'importe quelle grave leçon de morale. Toutchatout savait qu'on tue plus avec le ridicule qu'avec la colère et, là où les plus grands employaient la véhémence oratoire, il se contenta de pousser un franc et sonore éclat de rire, d'une gaîté bien gauloise et bien mordante. [...] De la bravoure se mêlait aux attaques, et parfois Touchatout poussait jusqu'au danger la témérité de ses critiques. Mais il le faisait, chaque fois, avec une telle gaîté communicative, un sens si drôle de la moquerie que les ennemis même pardonnaient, désarmés. « Personne, a écrit Noël Parfait, ne possède à un plus haut degré l'art d'assommer les gens en ne leur laissant même pas la satisfaction de lui en vouloir, tant c'est fait avec bonne humeur.»4»

Publiés tout d'abord sous forme de journal hebdomadaire, puis semi-hebdomadaire, et réunis ensuite en deux volumes parus en 1874 et 1878, les articles qui composent Le Trombinoscope de Touchatout sont consacrés pour la plupart à des personnalités contemporaines, mais aussi à des personnages allégoriques tels que Justin-Sincère Suffrage Universel ou Aimée-Désirée République. Chaque article est orné d'un portrait, sauf quand la charge caricaturale devient trop forte, auquel cas la censure gouvernementale, alors omniprésente, veille à sa suppression immédiate. Ces notices biographiques, où se mêlent allègrement le vrai et le faux, commencent le plus souvent par l'histoire hautement fantaisiste de la naissance du personnage ciblé.


Autographe de Touchatout
Autographe de Touchatout5


Notes:
1. Touchatout, Le Trombinoscope, vol. IV, n° 240, 10 mai 1876.
2. Journal humoristique fondé le 19 mars 1843 par Jules Lovy (1801-1866).
3. Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXè siècle, vol. XV, 1876, p. 331.
Dans la notice autobiographique qu'il écrit pour Le Trombinsocope, Toutchatout note que «Le Grand Dictionnaire Larousse accorde à mes quelques bouquins un peu d'esprit.»
4. Joseph Uzanne, Figures contemporaines tirées de l’Album Mariani, Librairie Henri Floury, Paris, vol V, 1900, p. 245-246.
5. Signature tirée de l'ouvrage cité ci-dessus.

Contenu soumis à la GFDL. Source : Article Touchatout de Wikipédia en français (auteurs)